Les éléphants et les rhinocéros bénéficient de la surveillance des drones

drone afriqueLes drones de surveillance offrent désormais un moyen très efficace pour attraper les braconniers et autres criminels de la faune. Le ministère namibien de l’ Environnement et du Tourisme (MET) est venu à cette conclusion après l’expérimentation d’un ensemble de technologies de lutte contre la criminalité de la faune sauvage, avec une expertise du groupe de conservation WWF et le financement de Google .

Dans les essais sur le terrain effectués dans deux parcs nationaux en Novembre 2013, les drones avec une envergure de 2 mètres ont volé de jour et de nuit pour des missions vidéo sur des troupeaux de rhinocéros noir et ont envoyé des images en direct aux gardes pour surveiller les braconniers sur le terrain. Des puces attachés aux rhinocéros ont permis aux drones de retrouver l’emplacement actuel de chaque troupeau, indique Pierre du Preez, chef scientifique de la conservation de MET.

«Nous avons innové en utilisant des technologies qui n’ont jamais été intégrés avant pour assurer la protection de la faune», indique Crawford Allan, chef du Projet de technologie de la criminalité de la faune au WWF. Le MET dit qu’il va maintenant aller de l’avant et déployer des drones dans les zones de la Namibie, où vivent les rhinocéros et les éléphants. La WWF estime que le braconnage en Afrique tue 22 000 éléphants chaque année et 1000 rhinocéros en Afrique du Sud seulement.

L’utilisation de moyens de haute technologie pour protéger la faune fait écho à celle de la technologie pour la nature (TFN), une joint-venture de Microsoft Research à Cambridge, Royaume-Uni, de l’Université de Londres et de la Société zoologique de Londres. Dirigé par Lucas Joppé et Siamak Tavakoli à Microsoft, TFN a à l’origine des projets de drones et du marquage animal similaire sur le sol de la République du Congo, les Seychelles et la Zambie.

Un des collaborateurs de TFN, Paul Schuette de l’Université d’État du Montana à Bozeman, est aussi un écologiste qui protège les guépards des braconniers. « Ce que la WWF a fait avec le MET en Namibie est très important » indique Schuette. « Ces types de technologies devraient nous permettre de faire de grands progrès dans la protection des espèces menacées. »

Mais il prévient que les possibilités apparemment illimitées offertes par ces technologies de surveillance doivent être étudiées : « Il est crucial que nous effectuons des essais sur le terrain des différentes méthodes pour trouver la stratégie la plus rentable, le plus pratique et durable ou alors une combinaison de stratégies ».

Le programme Zambian Carnivore va bientôt tester des drones radio équipés Quadcopter aux Etats-Unis, conclu Schuette et il espère commencer à tester l’avion miniature dans le parc national de Kafue en Zambie dès le mois de mai.

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